Côte d’Ivoire : Continuité institutionnelle pour le second gouvernement Mambé

Côte d’Ivoire : Continuité institutionnelle pour le second gouvernement Mambé

ABIDJAN – Le président Alassane Ouattara a validé, le 23 janvier 2026, la composition de la nouvelle équipe gouvernementale. Sous la direction du Premier ministre Robert Beugré Mambé, reconduit dans ses fonctions, cet exécutif privilégie la stabilité des cadres du RHDP à l’approche des prochaines échéances politiques.

La publication de la liste des membres du gouvernement « Mambé II » marque la fin d’une période d’attente de deux semaines après la dissolution de la précédente équipe. Avec 34 ministres, cette formation confirme une stratégie de maintien des équilibres internes. La structure gouvernementale reste quasi identique, signalant une volonté de poursuivre les chantiers économiques et sociaux engagés lors du mandat précédent.

Promotion stratégique et réaménagements internes

L’évolution majeure de ce remaniement réside dans l’ascension de Téné Birahima Ouattara. Précédemment ministre d’État à la Défense, il est élevé au rang de vice-Premier ministre tout en conservant son portefeuille régalien. Cette nomination renforce sa position au sein de l’appareil sécuritaire et politique de l’État.

Parmi les autres mouvements notables, Nialé Kaba quitte le ministère de l’Économie pour prendre la direction des Affaires étrangères et de la Coopération internationale. Elle succède à Kacou Adom, qui quitte l’exécutif. Au ministère de la Transition numérique, Djibril Ouattara fait son entrée en remplacement d’Ibrahim Kalil Konaté, marquant l’un des rares renouvellements de visages au sein du cabinet.

Départ de figures historiques et maintien des piliers

Malgré une volonté affichée de « transmission générationnelle » lors des discours d’investiture, le remaniement évince certains poids lourds sans bouleverser la hiérarchie globale. Kobenan Kouassi Adjoumani, figure centrale de la communication politique du parti au pouvoir, quitte le gouvernement, tout comme Bouaké Fofana (Hydraulique) et Laurent Tchagba (Eaux et Forêts).

Toutefois, les piliers de la gouvernance Ouattara conservent leurs attributions. Jean Sansan Kambilé demeure à la Justice, le général Vagondo Diomandé à l’Intérieur et à la Sécurité, et Adama Coulibaly aux Finances et au Budget. Cette reconduction massive des cadres techniques et politiques souligne l’importance accordée par la présidence à la continuité administrative pour la mise en œuvre du programme national de développement.

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