TÉHÉRAN –Une lourde offensive conjointement menée par Washington et Tel-Aviv a été dirigée contre l’Iran ce 28 février Une avec en priorité, l’élimination de l’ayatollah Ali Khamenei.
Washington et Tel-Aviv, se font-ils les sauveurs du peuple iranien?
Loin du droit international, l’ingérence se fait ressentir sur le sol iranien, si l’on s’en tient aux propos prononcés par le Président Américain, Donald Trump :« Notre action commune (États-Unis et Israël) créera les conditions permettant au courageux peuple iranien de prendre son destin en main.»
Aux yeux du monde, les deux agresseurs de l’Iran justifient leur opération appelée «Roaring lion» en Israël et «Epic Fury» aux États-Unis, par une volonté de rendre aux iraniens leur souveraineté face à une «tyrannie» notamment après les manifestations réprimées de décembre 2025 avec des chiffres floues qui oscillent au tour de 20.000 personnes tuées selon certains rapports [réfutés par le régime iranien ].
Le nucléaire au cœur de la mascarade armée?
Les États-Unis n’ont eu de cesse depuis le retour de Donald Trump au pouvoir d’accuser l’Iran d’avoir relancé son programme nucléaire. C’est ainsi qu’en juin, Washington lançait des frappes contre Téhéran, visant directement des sites du programme nucléaire iranien, dont au moins trois. Bien avant, les attaques américaines, Téhéran disposait d’un matériel à 90% utile à la fabrication d’une bombe nucléaire. Washington a toujours exprimé sa crainte de voir prospérer le plan nucléaire de Téhéran, normal: les deux se considèrent comme les pires ennemis. De toute évidence, après les frappes conjointes de ce 28 février, l’accord entre Washington et Téhéran annoncé la veille comme étant «à portée de main» par le Ministre Omanien, vient ainsi d’être désavoué.
Que sait-on de l’opération «Epic Fury» de ce 28 février en Iran ?
Les attaques ont été à large spectre, contrairement à celle de juin dernier. C’est donc les régions du Nord-Ouest et du Sud et le Sud-Est du pays. Ce qui inquietent d’ailleurs les pays voisins à l’instar de l’Azerbaïdjan ou encore l’Irak.
une opération conjointes aux objectifs éclatés : Pour Washington, il est primordial de viser des cibles militaires «Nous allons détruire leurs missiles et raser leurs industrie missiles […] nous allons anéantir leur marines[…] nous ferons en sorte que l’Iran n’obtienne pas d’arme nucléaire.» Pendant ce temps, Tel-Aviv a pour ambitions de mettre «hors d’État de nuire le maximum de dirigeants et de personnalités iranienne, des hauts responsables militaires, ainsi que le Président Pezeshkian et le Guide Khamenei.
Washington, annonce des frappes sur plus de cinq jours, et a déployé son armée aérienne, et ses marines et du matériel tels que des porte-avions Abraham Lincoln. Israël a visé ce 28 février 2025: la base aérienne d-AI Udeid au Qatar, celle d’AI Salem au Koweït, celle d AI Dhafra aux Émirats et la base de la Cinquième flotte américaine à Bahreïn.
Des réactions internationales?
En Amérique, les démocrates critiquent une «interventions sans objectifs déclarés », Moscou dénonce«une violation du droit international à travers une «agression non provoquée »
La France, l’Allemagne et (…) ont signé une communication conjointe intitulée : appelons l’Iran à reprendre les discussions sur le nucléaire. Macron a par ailleurs déclaré : que nulle ne devrait penser qu’un désaccord se règle par des attaques dans un pays.
Pour Zelensky, «une chance pour le peuple iranien de se débarrasser d’un régime terroriste»